Mini stage au Massif du Sancy – un bazar génial!

Encore un joyeux bordel! Comme d’habitude, je reviens avec tellement d’anecdotes à raconter qu’il me faudrait rendre un texte d’au moins 50000 caractères pour espérer résumer tout ce qui  s’est passé durant ces 4 jours. Alors, si vous voulez tout savoir ; le meilleur moyen reste de venir, histoire de vivre une belle histoire (parce que l’aventure, c’est extra !). En attendant, voilà ma sélection de ce qui m’a le plus marqué.

Le site : le Massif du Sancy.

C’est vraiment beau, c’est le massif central. Pour ceux qui aiment les sports de nature, c’est l’endroit approprié. Un magnifique terrain de jeu pour les cyclistes (route et VTT) et les randonneurs. Et c’est peu de le dire, car même pour nous, pauvres grimpeurs, les marches d’approches ont été longue et parfois ardues (l’un des sites de grimpe étant à 45’ du parking). Je pense que certains d’entre nous ont finalement plus marché que grimpé en définitive ; en particulier ceux qui ont eu la bonne idée le premier jour d’aller se garer sur le premier parking venu à une heure de marche (alors que le bon emplacement n’était qu’à 10’) – dommage ! Le soir dans la forêt, j’ai retrouvé des grimpeuses en détresse au bord de la route ; heureusement les garçons sont parti au petit trot récupérer les voitures pour ensuite venir secourir ces dernières (je sais c’est un énorme cliché, mais ça s’est vraiment passé ainsi…).

Concernant les sites de grimpe, c’est beau aussi ! C’est haut et les ambiances sont bien différentes d’un lieu à l’autre ; la grimpe au bord (ou au-dessus) du lac Pavin est géniale, la roche Tuilière et ses parois de 100 mètres en haut desquelles vous vous retrouvez à plus du double par rapport au fond de la vallée, ça en met plein les yeux. Attention toutefois, à bien sélectionner votre falaise ; autant certaines sont super équipées pour l’initiation des débutants, autant d’autres nécessite d’avoir de l’expérience pour y accéder en toute sécurité (et malheureusement le topo n’est pas assez précis sur ce point).

L’ambiance : un concentré d’émotions en tout genre.

Une chose est sure. Si on n’a pas grimpé autant que prévu en tout cas on aura bien rigolé. Nous étions dans un gîte, situé dans le village d’Orcival, qui sert essentiellement d’étape relais pour des randonneurs parcourant la région de long en large en plusieurs jours. Tous les soirs, nous avions à nos côté des personnes différentes ; et je peux vous dire qu’ils en ont pris plein les oreilles. On peut aussi remercier les propriétaires des lieux : Patricia pour les excellents repas et JP pour ses blagues inénarrables.

Beaucoup d’émotions sur les parois rocheuses. Outre l’ambiance des sites, la reprise fut parfois dure pour certains (quand ça pique dans du 4C, ça fait mal à l’égo) et les premières fois intenses pour d’autres. Mention spéciale pour Laure qui est venu à bout de tous ces challenges sans (presque) broncher – la preuve en image. Belle façon de conclure sa première saison de grimpe amputée par une blessure au pied et un confinement, contraignant notre grimpeuse à faire plus de renforcement musculaire que d’escalade. Un grand bravo pour Philippe, qui a su venir à bout de sa première grande voie en serrant les dents malgré l’impressionnante sensation de vide dans la dernière longueur. Arrivé au sommet, on a vu ce dernier lâcher prise assis sur un rocher une fois qu’il fut rattrapé par ses frayeurs : un bel exemple de dépassement de soi.

Savoir renoncer…

… quand c’est nécessaire. C’est ce qu’il m’est arrivé le deuxième jour de ce stage. On peut tenter d’anticiper beaucoup de choses en analysant le topo, les cartes IGN et les forums sur internet ; reste la réalité du terrain une fois sur place.

Direction la vallée de Chaudefour pour grimper sur la crête du Coq et peut être la Dent de la Rancune pour les plus aguerri, une marche d’approche de 45’ en pente douce avec juste la fin plus difficile pour monter au pied des voies : un peu long mais le jeu en vaut la chandelle pour une journée entière. Sur le topo, je lis qu’on y trouve « les plus belles voies du massif dans le 4 et 5 ». Que comprendre ? Je pense : site idéal pour des débutants (et à fortiori pour tous, d’autant qu’il y a aussi du 6 et 7). En plus, je vois qu’une main courante est mise en place pour accéder au départ des voies ; si c’est aussi bien équipé que le site hier (avec des relais chainés partout et des points tous les 2 mètres), on devrait être bien.

Et c’est parti, la montée dans la vallée est jolie (y’a des fleurs, des vaches, des cascades) ; trop cool.

Puis vient le sentier menant à la falaise.

Et là ! C’est le drame…

Direct en ligne droite, dans une pente très raide avec en bonus un passage dans un pierrier. Je vous le demande, pourquoi s’embêter à faire des lacets pour niveler la difficulté et tenter de contourner les zones les plus dures et instables quand on trimbale tout son matériel sur soi?

Bref, je fini par atteindre la main courante ; allez courage encore 15 mètres à monter et c’est fait. Ce ne sera pas du luxe parce qu’à ce stade, j’ai déjà perdu une partie du groupe – à base de « Manu ! J’en peux plus ! », ou « Manu ! Je vais mourir, je peux plus grimper ! », ou mieux encore « Allez-y ! Laissez-moi mourir là les gars ! Fuyez ! Pauvres fous ! ».

Et là ! C’est le drame…

La main courante ! Putain la blague ! Un câble métallique fixé sur 4 points pour grimper un truc qui pourrait coter dans le 3 sur 10 mètres de haut. En gros chute interdite même en utilisant une vache double (vu quelle sont statiques autant dire que c’est un facteur 2 assuré). Et là c’est que la montée, j’imagine la descente avec toujours le matériel sur soi.

Bref, s’en suivra encore une bonne heure de perdu avec Augustin, à la recherche d’une solution pour installer un relais en haut. Echec critique, trop dangereux.

Et là, c’est le drame…

Je décide de renoncer ! Sécurité avant tout, je dois ramener mes grimpeurs en entier (même si la disparition de certain pourrait être un bienfait pour l’humanité… Mais, qui suis-je pour juger ?).

Retour dans la vallée, picnic, retour au parking, une demi-journée de perdu. Je suis dépité, j’ai du mal à comprendre un tel compromis avec la sécurité alors qu’avec un équipement des lieux mieux pensé, tout serait possible.

Rien de grave toutefois, la bonne humeur reprendra le dessus. On finira la journée par une petite rando au Puy de la Tache et une dégustation de saucissons, glaces et boissons en tout genre dans une échoppe à Orcival. Une belle journée en définitive.

En prime (parce qu’on vous aime !), voici le lien vers l’album photo du stage.

Photos mini stage Massif du Sancy

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