Les grandes voies d’Ailefroide.

Existe-t-il un meilleur endroit pour grimper l’été? Probablement bien sûr, mais Ailefroide a quand même de quoi convaincre. Situé dans le parc national des Ecrins, aux alentours de Briançon, c’est beau. A 1500m d’altitude, on est en pleine ambiance montagne, entourés de sommet mythiques, tel Le Pelvoux ou  la Barre des Ecrins, comme sur les cartes postales avec de la neige dessus.

 

 

Autour, le rocher est partout. D’abord, il y a une multitude de rochers  de granit géants, tombés des montagnes qui nous entourent, et aménagés en parcours de bloc; ce qui doit en faire un des sites les plus importants de France (enfin pas de regrets, nous avons ce qui se fait de mieux dans ce domaine: la forêt de Fontainebleau). Ensuite, il y a toutes ces dalles granitiques d’excellente qualité (et donc d’une adhérence tout aussi exceptionnelle) parcourues  de très nombreuses grandes voies. On trouve aussi plusieurs sites de couenne répartis sur différents secteurs. Grandes voies, blocs, couenne, tout est accessible depuis le hameau et son camping; il y en a pour tout le monde, du débutant au sur-confirmé. Il y a de quoi s’occuper pour plusieurs années.

 

 

C’est dans ce cadre qu’une dizaine de grimpeurs se sont retrouvé pour une semaine de vacance – on pourrait appeler ça l’équipe grandes voies (qui ne demande qu’à s’agrandir). Seul ou en famille, on était quasiment une vingtaine de personnes. Je vous passe la traditionnelle séance de photo de fin de repas; au programme: randonnée, luge d’été, baignade, rafting, via ferrata, grillades, saucissons, bières, etc…

 

 

Revenons à l’escalade. Les grandes voies, c’est encore une autre façon de grimper. Certes, il faut s’investir pour maitriser un minimum de techniques (manipulations de cordes, descente en rappel), mais le plaisir ressentit lors de l’ascension vaut les sacrifices consentis. La hauteur (entre 300 à 700m), le vide, les paysages, la diversité de l’escalade; tout cela à un coté « majestueux ».

 

 

C’est aussi une occasion idéale pour aller plus loin dans l’effort et cultiver l’art du dépassement de soi. La satisfaction ressentie est à la hauteur du défi à réaliser. En amont, il est capital de bien étudier le topo des voies et échanger avec les autres pour savoir à quoi s’attendre. Une fois dans le feu de l’action, les imprévus sont courants (par exemple: il n’est pas rare de se tromper de chemin et de devoir redescendre au relais précèdent); ils mettent à l’épreuve notre capacité d’adaptation et renforce l’esprit d’équipe de la cordée. Enfin, en aval, de retour au sol, il y a le plaisir de la victoire et celui de la décompression autour d’une boisson fraiche et d’un plateau de charcuterie bien mérité après des heures et des heures passés accroche à la paroi.

 

 

Pour ma part, et donc pour la cordée des M&M’s, c’était mes premières grandes voies. J’ai désormais la tête pleine de souvenirs fait de paysages magnifiques et de sensations intenses. Une image restera plus forte que les autres: celle de Mélissa à bout de force peinant à mettre un pied devant l’autre sur le chemin du retour. Quand je parle de dépassement de soi; là j’en ai eu la démonstration et je ne cache pas que je suis plein d’admiration. Mais, mon dieu, que la route fut longue!

1 commentaire sur Les grandes voies d’Ailefroide.

  1. Sacré Manu!! En plus d’être un bon grimpeur, tu as un talent fou de blogeur. C’est un plaisir et une bonne bouffée d’air frais. Cela donne envie d’en faire….

    A bientôt cher ami.

    Philou

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