L’esprit de l’escalade ou l’histoire d’un lucky looser.

Aujourd’hui, ce samedi 8 juillet, sortie improvisée la veille par Mélissa et Romain sur le site de la roche aux Sabots dans le massif de Fontainebleau. La veille, j’avais fait une sortie et j’avais passé une superbe journée; autant dire que ce matin mon moral était au fond de mes chaussettes. Finalement, je me décide à les rejoindre en début d’après-midi en sortant du boulot.

Apres plusieurs millions d’années d’évolution, l’Homme a su développer son sens de l’orientation afin d’assurer sa survie et pouvoir conquérir de nouveaux territoires. On pourrait se dire, que de nos jours, l’ensemble de la population est au top dans ce domaine; mais il y a toujours les canards boiteux. ET! Dans notre club, le pourcentage de cet animal à trois pattes est curieusement bien plus élevé que la moyenne. ET! Si on organisait un championnat du monde des canards boiteux qui ne savent pas retrouver le plus basique des itinéraires, tous les grimpeurs de cette sortie, que je m’apprête à rejoindre, pourraient au minimum viser le podium.

Je saute dans ma voiture, je traverse Paris et ses bouchons – premier weekend de départ en vacances –  et après presque deux heures de calvaires sous un soleil de plomb; me voilà sur place. Profitant de mon sens de l’orientation, héritage de plusieurs millions d’années d’évolution et blablabla; tout ça pour dire que lorsque je suis allé quelques part une fois, je me souviens du chemin; en moins de 5′ me voilà devant le premier bloc du circuit. SAUF QUE! Après avoir cherché pendant 20′, ils l’ont jamais trouvé ce bloc; mais un autre sur un site voisin – pour la petite histoire le bon endroit se trouve à 250m maxi (même en marchant en zig zag) du parking; on est samedi, il fait beau, il y a des grimpeurs partout, ça aurait été dommage de demander…

Après 20′ de recherche, je me résous à grimper tout seul (faut pas déconner quand même). Je voulais faire du bleu mais je juge plus raisonnable d’aller dans l’orange vu que je n’ai personne pour me parer. Apres deux N°, n’y tenant plus, je croite deux bleu puis je prends un stop assez fort sur le troisième – j’y étais presque pourtant. Je repars donc à la recherche de mes compères, et je fini par les trouver à 2′ de là. TOUT CA POUR M’ENTENDRE DIRE: « Ah te voilà! Oh! C’est c**, on s’en va! ».

Après avoir fait des bisous, puis leur souhaiter un bon retour, je suis reparti grimper plus motivé que jamais. ET LA! J’ai pu profiter de cet esprit de l’escalade; ce n’est pas l’activité, mais bien les gens qui la pratiquent qui lui donne tout son sens. Il y a toujours quelqu’un pour te donner un conseil, te déplacer le crash pad, c’est cosmopolite. Je fini par rejoindre un petit groupe de grimpeurs avec qui j’ai pu enchainer une bonne quinzaine de blocs – il y en avait aussi un de grimpeuses toute plus mimi les unes des autres, mais dommage ça parlait allemand; halala, j’aurai du mieux travailler à l’école.

Et finalement, c’est bien ça qui a rendu cette après-midi géniale. Ces rencontres fortuites et enrichissantes des gens qui sont unis par une même passion et des valeurs (dépassement de soi, plaisir d’être ensemble, partage, et bien d’autre – c’est ma minute « j’aime tout le monde »).

 

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