Weekend à Saulges, 8-9 octobre

Cet article vous est proposé par votre serviteur, le légendaire Sanglier Mort.

Un réveil agité

Samedi matin 8h25 je me réveille en trombe. On tiendra pour fautive une nuit plus agitée que prévu. J’aperçois mon téléphone qui clignote : un sms de manuel à 8h23 qui me dit que dans deux minutes il va faire « comme Jean Jacques », entendez ici partir : l’heure c’est l’heure. Encore somnolant mais néanmoins sous une intense pression due à l’ultimatum précédemment énoncé, j’appelle rapidement Manuel : « je viens de me réveiller je suis en caleçon » beuglai-je tel le sanglier. Dans un moment d’une bonté extrême Manu me proposa amoureusement d’aller chercher Romain avant moi et de repasser me chercher après. On entendait la dite Mélissouille-la-fripouille grogner sa haine d’avoir du se réveiller tôt la oú d’autre faisaient une honteuse grasse matinée. Ni une ni deux je choppe deux caleçons, un immonde t-shirt orange à manche longues, mon bonnet dit le-prépuce et mes légendaires tongs et je déboule les escaliers j’ouvre la porte de chez moi et déjà manu fait le pied de grue l’œil taquin mais compréhensif.

L’arrivée à Saulges

20161008_122703D’abord on prononce ça Soje, nous et comme on a demandé à personne si c’est comme ça qu’on dit et bah c’est nous qu’on à raison et voilà. Pour venir rien de notable on a pu régulièrement applaudir la capacité surhumaine de Manu à s’orienter et la capacité tout aussi surhumaine de Romain à ne pas voir d’énormes panneaux et à ne pas réussir à suivre un GPS qu’il dira plus tard « peu intuitif ». Arrivés sur le site on a pu être surpris par deux choses, la première est que c’est particulièrement beau. Les blocs de pierre énormes surgissent dans de vastes étendues vertes bordées par les arbres. Une rivière sépare les différents sites et on peut trouver des pâturages d’aurochs (sortes de vaches avec des cornes tordues) mais aussi des grottes préhistoriques au pieds des voies.
Enfin arrivé nous avions repérés le secteur de la poire (surnom dont on avait essayé d’affubler Mélissouille mais qui s’en est vite défendue). Le secteur est entre le 4a et le 6a et c’est pas mal patiné. Les deux cordées légendaires étaient présentes : la cordée M&Ms composée de Manu et Mélissouille et la cordée « Ménagerie » composée du légendaire Sanglier Mort et de Romain, le dompteur de sanglier. Nous avons été ravis de voir l’herbe au pied des voies, un bonheur pour les assureurs. Ensuite arrivée dans les voies en tant que telles. Une grimpe plutôt jolie et intéressante et équipée près. On a pu observer un sanglier plus majestueux qu’à son habitude qui a gagné quelque points sur l’échelle de Chop avec une grimpe plus fine et une meilleure gestion de son stress. Romain étant plutôt en dessous de son niveau habituel en falaise n’a pas rencontré de réelle difficulté malgré de légers grognement sur les pas durs. On a pu voir Mélissouille shunter honteusement un pas dur dans une 4c « un peu soldée » dirait Manu mais le duo M&Ms à pu s’illustrer dans une 6a un peu physique mais peu intéressante. Haut fait de cette première cession : Mélissa qui coince sa vache dans l’anneau final, une tentative de sauvetage sangliesque de ma part mais un décoinçage à la dégaine proposé par Romain d’en bas qui saura venir à bout du problème.
On part en suite sur un autre secteur joli aussi. Malgré un vrai sang froid j’ai retrouvé mes habitudes de sanglier en m’engouffrant dans une 6c involontairement mais en réussissant au final à revenir dans ma voie en redescendant tout de même de 2 dégaines.
Le duo M&Ms s’est illustré dans une 6a assez jolie que Romain et moi avons tenté aussi mais sans succès. Regardant mes doigts de pieds rougis je considérai que lorsqu’ils commencent à ressembler à des radis, il est temps de partir et croyez moi ils ressemblaient à des radis !
On part alors, on galère à trouver un resto dans ce bled paummé mais on finit par tomber sur un semi-gastro et on mange super bien.

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Jour pluvieux, jour randonneux

Le lendemain matin je me lève, je pose le genou sur une latte de mon lit et la déboîte. Essayant de la remettre je fais un bruit monstre et dérange Romain qui sera donc bougon dès le réveil. Autour de la table on ne mange pas de vulgaires biscottes mais des croissants royalement amenés par Manuel qui, levé depuis au moins 2h, avait eu le temps de randonner autour du lac de de tenter un rapprochement « amical » auprès des petites vieilles qui passaient par là. On finit nos boissons chaudes et on est partis. Arrivé sur les voies on retourne sur le secteur de la veille : Romain avait une revanche à prendre sur la 6a. Malgré les prises humides on commence à grimper des voies d’échauffement mais vite la pluie nous stoppera dans notre lancée. Un peu déçus mais toujours optimiste on part manger un bout au resto au pied des voies qu’on avait évité la veille en pensant qu’il ne serait pas bon. Au final c’était tellement bon qu’on s’est dit qu’on ramènerai le club y manger. Après ça on a fait une petite randonnée dans les parage histoire de profiter une dernière fois du panorama et de l’air pur pour au final tous rentrer satisfait de notre week-end .
En résumé on a tous apprécié le week-end : il y a pas mal de voies à grimper et elles sont belles bien qu’un peu patinées et pour couronner le tout le coin est joli et l’assurage agréable… On recommande chaudement l’expérience.

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