Week-end bourgogne, 1-2 octobre 2016

20161002_123253Le départ

De mon point de vue je peux dire que nous avons eu de la chance, Nous sommes arrivés un peu plus tard que les autres, vers 15 heures, pile à temps pour avoir des voie sèches 😉 (Après  la pluie, le beau temps !)

La falaise

Pour ceux qui n’ont encore jamais essayé, foncez, franchissez le  pas. Sur le moment vous allez, peut-être, vous demander ce que vous faites là, mais après coup vous vous sentirez vraiment, mais alors vraiment bien, vous serez fier(e) de vous. Vous vous direz : mais en fait, c’est génial. Je me suis fait une petite frayeur au niveau d’un petit dièdre* mon pied a glissé alors que je ne pouvais pas poser mes mains, j’avais les deux coudes sur le dessus de chacune des deux parois et en plus je grimpais en tête. D’en haut on avait une vue imprenable sur tout le dessus de la foret et dans les champs au loin, les vaches avaient la taille de chatons, c’était très impressionnant.  

Le resto

Ah le resto… copieux, et divin, même une certaine personne, que j’appellerai « le sanglier »  est venu en  tongs au resto,  même moi, du haut de mes 14 ans,  je sais que ça ne se fait pas. Il nous avait fait la même dans l’après-midi, un sanglier en tong dans la forêt c’était épique (et quelque peu glissant….) !!
Nous avons fini la soirée par un petit jeu de société très marrant…

En conclusion la falaise c’est top, on est dehors dans la nature et puis quand on grimpe,  on a le soleil qui nous tape dans le dos et nous réchauffe. Mais le mieux c’est que c’est toi qui trace ta propre voie, personne ne fait exactement comme toi et tu n’es pas obligée de suivre le même chemin que les autres.

Chloé20161002_135421

Pour notre première sortie falaise, nous avons effectivement, eu de la chance, le soleil était présent, l’ambiance chaleureuse, le site de « grimpe » plus que sympa, au milieu des arbres. Les voies étaient nombreuses et variées, il y en avait pour tous les niveaux.  (ce qui m’arrangeait bien en tant que débutante pas trop téméraire !)
Mais ce week-end n’aurait pas été aussi sympa sans la bonne humeur des participants, (certains étant particulièrement doués pour la taquinerie et l’humour potache), la gentillesse, l’attention et l’envie de partager des grimpeurs toujours prêts à donner des conseils et informations.

Sandrine

Nous sommes parti avec un gros doute sur la météo, plein d’espoir en se disant « ca va tenir » ou bien « ca va le faire ». Et c’était bien engagé, au départ de Saint Thibault, c’était assez dégagé, ciel bleu et soleil et gros nuages blancs,  trop cool ; une heure de route plus tard c’était pluie abondante, nuage bas et sombre juste au-dessus de nos tête et rage et désespoir dans cette dernière. Arrivé au camping sous une pluie battante, le ciel zébré d’éclairs, le vent fouettant mon visage ; j’aperçois au loin un zombi boitant qui fonce sur moi, je pense à m’enfuir puis je reconnais mon Titi plutôt mal en point. Je me dis qu’il a traversé les bois pour nous rejoindre et qu’en chemin il a fait une mauvaise rencontre avec un ours bleu une espèce très rare qui a la particularité d’être *censuré*, et puis je me souviens que le pauvre s’est blessé la veille à l’entrainement en tentant un magnifique jeté sur une 8A+.

Tout ne va pas si mal, le temps devrait se dégager dans l’après-midi. On attend donc le reste du groupe (avec par ordre d’arrivée : Titi, Martin, Chop, Mélissa, Didier G., moi, Didier V, Christophe, Adrien, Romain, Claire, Sylvain et Océane), on va faire les courses, on s’installe dans les chalets, on fait le repas du midi sur place ; la pluie effectivement s’arrête et quand on décide que c’est assez sec ; on réveille Martin de sa troisième sieste de la journée et on part découvrir la falaise. Et voilà comment on a finalement fait une grosse après-midi de grimpe. Au début, il faut éviter les zones trop humides puis le soleil revenant tout a fini par sécher et on a bien profité du site totalement désert et entièrement à notre disposition ; le pied ! On finira par être rejoint par Sandrine, Chloé et Théo qui au lieu d’être des retardataires seront les grands gagnants dans l’histoire en arrivant au meilleur moment de la journée.

Retour au camping, un passage à la douche, Martin repart faire une petite sieste. On attaque l’apéro qui à lui seul aurait pu me servir de repas ; puis direction le restaurant « le Trianon d’Alésia » parce que après tout on l’a bien mérité. On finira la soirée pour les plus résistants par un petit jeu où Chloé a pu nous montrer tout son potentiel lexical en matière d’argot et son franc-parler, j’adore… Bon !

Allez ! Un suppo et au lit !

Au réveil, ce qui est génial, c’est qu’on voit les gens dans la vraie vie. Il y a les gens matinaux, disponibles et souriants, il y a les courageux moins alertes mais tout de même présents et puis il y a « les autres » totalement aphone, amorphe, et asocial ; je ne donne pas de nom mais le regard de Romain au saut du lit ça vaut tout l’or du monde. On peut aussi admirer ceux qui sont fâchés avec leurs cheveux catégorie dans laquelle Chloé s’est aussi illustré à l’opposé de Didier pour qui ce n’est désormais plus un problème. Un petit coup de ménage, on plie bagage, et c’est reparti pour un tour. Nuageuse avec des éclaircies, la deuxième journée de grimpe est agréable et à la fin de l’après-midi, l’ensemble du groupe est cuit mais heureux. Dernières accolades et embrassade et retour à la maison. Là j’avoue, je me suis senti un peu seul, mes passagers me faisant une petite « martinade » consistant en une sieste crapuleuse mais bien méritée.

Un bon petit weekend end tout ça. Un gros merci à Didier et Titi qui nous ont tout organisé et se sont même arrangé pour arrêter la pluie (trop la classe).

Quelques anecdotes

On se souviendra de Titi en train de clopiner au pied des voies, en détresse dans le chemin du retour dans un passage qui cotait 2A ; on a même envisagé de lui envoyer une corde pour l’aider à sortir.

On a bien compris que la deuxième passion de Martin après l’escalade est la sieste. Même mon chat est plus actif dans une journée.

On n’oubliera pas d’emmener systématiquement Chop avec nous ; car en plus de la beauté du geste sur le mur, celui-ci passe tous le temps le balai pour nettoyer le chalet. Mesdames et mesdemoiselles voilà un bon parti.

On notera que Mélissa utilise toujours des phrases à double sens capables de perturber et faire chuter un grimpeur du style « j’ai oublié de prendre de quoi sucer » ou « j’adore lécher les couilles de mammouth » ; comprenne qui pourra.

On fut béat d’admiration devant le topo de Didier G. où ce dernier note la date d’une voie réussie ; on remonte tout de même jusqu’en 1987.

On a découvert la confiture de carotte ; aliment principal de l’alimentation de Didier V. depuis deux ans suite à une vente peu forcée d’un agriculteur très commercial (32 KG de carottes ça en fait des soupes, des gâteaux et des gratins quand même).

On a trouvé au moins un défaut à Christophe – les ronflements. Y a-t- il une corrélation entre ceux-ci et le nombre d’abdominaux ? A voir.

On a pu profiter des grommellements du sanglier mort suivis systématiquement d’un tonitruant « SEC !!!! » de notre Adrien, illustration parfaite du niveau 0 de l’échelle de Chop.

On a rêvé les yeux ouverts en entendant Romain nous narrer sa sortie grande voie la semaine précédente ; action, suspense et dépassement de soi.

On a vu Claire trépigner au pied des voies. Encore quelques semaines à ronger son frein et ce sera son grand retour.

On évitera de faire les courses avec Sylvain. L’Homme qui lit toutes les étiquettes. Comptez 1H30 dans le magasin pour l’achat de 10 articles.

On est toujours aussi GAGA devant les beaux yeux d’Océane.

On a admiré le sourire de Sandrine malgré les « agressions » répétées d’un sanglier bourru pendant le petit déjeuner. D’ailleurs dans la catégorie « le moins bien coiffé au réveil » c’est celui qui le dit qui l’est…

On a été décoiffé par l’énergie et la fougue de Chloé ; et on en redemande.

On est impressionné par le calme et la patience de Théo à supporter sa sœur ; on envisage sérieusement de lui décerner le prix Nobel de la Paix.

Manu

PS : Le post est écrit avec mon pseudo, mais je n’en suis pas l’auteur principal, pour une fois, un peu de sang neuf (en photos à droite) sur le blog ça fait du bien. Mais fallait que je rajoute ma patte pour dire qu’il y avait présents à cette sortie : Didier V., Didier G., Thierry, Manu, Martin, Mélissa, Adrien, Théo, Chloé, Sandrine, Christophe, Chop, Sylvain, Claire, Océane (compte pour un demi) et moi. 

5 commentaires sur Week-end bourgogne, 1-2 octobre 2016

  1. Comme le dit notre ami Théophile:

    Vous avez un regard singulier et charmant ;
    Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
    Votre prunelle, où brille une humide paillette,
    Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;

    Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
    Ils sont de plus belle eau qu’une perle parfaite,
    Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
    Ne voilent qu’à demi leur vif rayonnement.

    Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
    Se viennent regarder et s’y trouvent plus beaux,
    Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.

    Ils sont si transparents, qu’ils laissent voir votre âme,
    Comme une fleur céleste au calice idéal
    Que l’on apercevrait à travers un cristal.

    Théophile Gautier, La comédie de la mort
    A deux beaux yeux

    Ahhhhhhhhhh,les beaux yeux d’Océane….

  2. Cela dit, notez, chers amis, qu’ Océane n’avait d’yeux que pour vous, fiers grimpeurs que vous êtes.
    Et que dans cette paire d’agates aux couleurs saphir, se reflétaient vos exploits de dignes héritiers de Destivelle et autres Edlinger…..

    ….Ou peut-être pensait elle seulement  » Mais que font ces drôles de singes pendus à leurs lianes, criant tels des ours bleus enragés à chacun de leurs exploits…. »
    Allez savoir…!

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